Franchise Fleurs

Le marché de la fleur

La France est l’un des premiers marchés au monde dans le domaine de la fleur. Après des décennies de développement des petits commerces, ce sont maintenant les réseaux, qu’ils soient franchisés ou succursalistes, qui génèrent les plus importants revenus.
On trouve des concepts fort différents sur le marché, avec des marques à l’image décalée (Happy), d’autres plus traditionnelles (Monceau Fleurs) ainsi que des nouveaux venus en pleine croissance (Carrément Fleurs).

Rentabilité des fleuristes en franchise

Le chiffre d’affaires moyen

En comparant les différentes enseignes qui ouvrent des magasins dans l’Hexagone et en faisant une moyenne, on peut estimer le chiffre d’affaires d’un point de vente à 400 000 €. Cela est valable pour les magasins généralistes, mais pas forcément pour les points de vente spécialisés dans une activité particulière, à l’instar d’Au Nom de la Rose, qui génère une moyenne de 250 000 €.

Parmi les variables à prendre en compte, il y a surtout l’emplacement, qui reste la valeur phare pour tout commerce. L’emplacement conditionne le flux de clientèle et par suite, le nombre de salariés nécessaire… autant d’éléments qui rentrent en ligne de compte dans l’établissement du CA. A noter que le chiffre d’affaires est estimé au bout de deux années d’activité, car en phase de démarrage, les résultats ne sont pas représentatifs du potentiel d’un magasin.

Quel est le prix d’une franchise

Il y a autant de coûts d’investissements qu’il y a de magasins différents, mais opter pour une franchise permet tout de même d’obtenir une fourchette assez précise du prix de revient.

Il faut compter environ 70 000 euros pour un magasin classique et « seulement » la moitié pour un concept light, comme ceux représentés par Happy (tendance) ou Au Nom de la Rose. Autre concept, Carrément Fleurs est accessible à partir de 17 000 € d’apport, somme qu’il convient de doubler si on y ajoute le droit d’entrée.
Dans tous les cas, l’apport personnel ne couvre qu’un tiers de l’investissement global, qui proviendra le plus souvent d’un prêt à la banque. Sans oublier le prix du local, à ajouter là aussi.

Quels sont les coûts à prévoir ?

. Le local : qu’on entreprenne en franchise ou en indépendant, le coût du local reste le premier poste de dépense. En effet, on a coutume de croire qu’un réseau remet gracieusement entre les mains de ses franchisés un magasin clé en main mais en réalité, il n’en est rien. Même dans le cas d’une reprise d’un point de vente existant, le franchisé doit lui-même être à la tête de son fonds de commerce. Et meilleur est l’emplacement, plus le prix sera élevé… une donnée à ne pas négliger lorsqu’on monte son projet.

 

. Royalties et redevances publicitaires : une fois réglé le droit d’entrée ainsi que l’investissement global qui permet d’exploiter la marque, le franchisé verse chaque mois une redevance indexée sur son chiffre d’affaires, représentant environ 5% du CA hors taxes habituellement dans la fleur. Environ 2 % supplémentaires servent au budget publicitaire pour des campagnes nationales.

 

. Gestion du personnel et revenus des employés : ces deux postes sont entièrement gérés par le franchisé, qui joue le rôle de chef d’entreprise à part entière. Le franchiseur peut prodiguer des conseils mais en aucun cas il ne fera passer d’entretien d’embauche pour tel ou tel magasin, de même qu’il ne fixe aucune grille de salaire portant sur les employés des points de vente. C’est donc au franchisé de fixer le salaire de son personnel, en fonction de leur expérience et de leur diplôme… car fleuriste, c’est un métier, cela ne s’improvise pas.

 

. Marchandise, stock et logistique : exploiter un magasin de fleurs ne requiert pas à proprement parler de stock. En effet, les fleurs sont livrées quotidiennement par le franchiseur, et vu le nombre de magasins, cela permet aux franchisés d’obtenir des tarifs largement inférieurs à ceux du marché de détail.

 

. Fournitures et matériels : en accord avec la charte graphique de la franchise, les éléments de décoration et les meubles sont installés généralement par une entreprise de confiance, qui équipe l’ensemble des magasins de la chaîne. Garder à l’esprit qu’un concept de franchise connaît de constantes évolutions qui peut amener le franchisé à investir dans de nouveaux habillages, une nouvelle devanture, etc…

Les meilleures enseignes du secteur de la fleur

On compte de nombreux concepts de franchise en France dans la fleur, certains existant depuis des décennies, d’autres venant d’éclore…

A tout seigneur tout honneur, débutons notre panorama des enseignes par Monceau Fleurs, qui a fêté ses 40 ans en 2015, année qui a également vu la marque entrer au portefeuille d’EMOVA Group, aux côtés de Rapid’Flore (qui vient de changer de nom pour Cœur de Fleurs), de Happy et du nouveau venu Au Nom de la Rose. Aujourd’hui, ce sont près de 170 unités Monceau Fleurs qui sont exploitées non seulement en France mais aussi à l’étranger, jusqu’au Japon.
Cœur de Fleurs a récemment totalement rénové son image afin de rester en phase avec la modernité.

Le client peut acheter son bouquet sur place mais également le commander sur Internet et venir le chercher dans les deux heures (click & collect). Happy est le concept jeune, décalé et tendance du groupe, réclamant des investissements moindres pour offrir des produits de qualité, revisités et constamment renouvelés. Enfin, Au Nom de la Rose est la quatrième et dernière marque d’EMOVA Group, suite à son rachat intervenu en 2016. Comme son nom l’indique, le client trouvera au sein de ces magasins uniquement des roses, mais celles-ci sont présentées de manière originale et inédite, à l’instar des roses éternelles dont le traitement leur assure une durée de vie de plusieurs années.

Créé à Agen en 2006, Carrément Fleurs est parvenu à créer un réseau comptant plus de 30 unités en France et la progression est constante. La notoriété du réseau est montée en flèche suite à sa participation à l’émission de télé réalité Patron Incognito, qui a réalisé de très belles audiences sur M6 lors de sa diffusion en 2017.

Enfin, Le Jardin des Fleurs (et son réseau frère Oya), propose un concept simple au cœur d’une boutique épurée. Ouverts 365 jours sur 365, les points de vente proposent à la fois des bouquets et des fleurs en libre-service, mais peut aussi préparer des compositions florales à la demande.

Comment ouvrir un magasin de fleurs en franchise ?

Comparer les différentes enseignes

Nous ne saurions trop conseiller aux candidats à la franchise de bien se renseigner sur le réseau qu’ils souhaitent rejoindre, et de se faire assister par un avocat-conseil avant de signer leur contrat. Voici quelques pistes à l’intention des entrepreneurs en herbe…

Via les sites Internet

Le web a pris un tel essor en 20 ans qu’il est aujourd’hui le point de contact le plus prisé des candidats, loin devant le téléphone et l’email. L’Observatoire de la Franchise recense près de 2 500 réseaux et le site demeure le moyen pour qui souhaite comparer l’ensemble des franchises recherchant des candidats en France. Dans le domaine de la fleur, L’Observatoire de la Franchise recense une bonne dizaine de marques et postuler ne prend que quelques clics, ce qui s’avère redoutablement efficace.

Via les salons physiques

Avec Top Franchise Méditerranée (organisé à Marseille chaque mois d’octobre) et Franchise Expo Paris (qui a lieu sur quatre jours dans la capitale chaque mois de mars), la France compte deux des plus beaux salons mondiaux dédiés à la franchise. On y trouve l’ensemble des enseignes de fleurs qui comptent, ce qui permet d’entrer en contact directement avec les chargés de développement qui sont là pour indiquer clairement aux visiteurs les opportunités existantes dans les régions françaises.

En contactant les franchisés directement

Si vous souhaitez passer outre le filtre du franchiseur, le mieux est de se rendre directement en point de vente, où vous pourrez à loisir discuter avec le franchisé, lui poser des questions sur son rythme de travail, sur ses revenus, sur ses relations avec la tête de réseau ou avec les autres franchisés…

 Les compétences requises

Les qualités les plus importantes que demandent les franchises sont la motivation et l’envie d’entreprendre. Tout le reste s’apprend à travers une formation complète, qu’il s’agisse du métier de fleuriste ou de la manière de gérer efficacement un magasin, dont il faut garder à l’esprit qu’il sera ouvert 7 jours sur 7, y compris et surtout les jours fériés.

Comment ouvrir un magasin de fleurs ?

La franchise

Il s’agit du contrat classique, celui pour lequel optent la majorité des réseaux, qui permet d’octroyer au futur franchisé une formation qualifiante. Car ouvrir un magasin de fleurs requiert un savoir faire indispensable, dans la composition des bouquets, l’agencement du magasin, la gestion des stocks… autant d’éléments que le franchisé apprend au cours de la formation comprise dans le contrat.

La concession

Moins commune dans le domaine de la fleur, la concession donne à l’exploitant une zone exclusive, sans passer nécessairement par une formation complète. Cette formule peut convenir à un fleuriste de métier souhaitant rejoindre une enseigne par exemple.

Les différents emplacements

Centre-ville

Acheter un bouquet de fleurs est souvent un acte impulsif. C’est pourquoi il est absolument indispensable d’avoir un emplacement de premier choix. Le meilleur endroit pour un fleuriste est donc une artère passante, en centre ville ou sur un axe d’entrée de ville.

Centres commerciaux

On peut aussi pour une ouverture en centre commercial, ou en zone d’activité. L’important est d’être visible, accessible et d’avoir un voisinage immédiat de qualité.

Corners

EMOVA Group a testé avec succès l’implantation de corners sous enseigne Happy, implantés dans des galeries commerciales ou bien intégrés dans un grand magasin, comme c’est le cas au sein du Monoprix de Beaugrenelle.

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